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Vers une réédition de Vestiges

Vers une réédition de Vestiges

Vestiges était ma toute première publication, en 2024. Globalement, la trilogie a rencontré un bon accueil, mais elle souffrait de ses erreurs de jeunesse. Aujourd’hui encore, elle peine à trouver son lectorat. Mais j’ai identifié ce qui cloche et comment tout régler.

Petite rétrospective.

L’expérience Librinova

Encore débutant dans le métier, et peu confiant en ma capacité à endosser TOUS les rôles de l’autoédition, j’avais choisi de confier la maquette et la diffusion des livres à Librinova, une plateforme d’autoédition qui propose de nombreux services d’accompagnement et de promotion. Elle se présente comme un tremplin pour les primo auteurs et mise tout son argumentaire sur sa casquette d’agent littéraire.

En outre, la diffusion Librinova est assurée par Hachette. Cela permet de brosser très large en diffusant les œuvres sur toutes les librairies en ligne et physiques. Comprenez que votre ebook est visible partout, mais que le papier apparaît uniquement dans le catalogue des libraires pour une impression à la demande. Pas de mise en rayon. Personne ne sait que vous existez. Mais c’est déjà mieux que rien.

Ce partenariat était finalement un mauvais calcul…

Quasiment aucun revenu par livre

La marge que prend Hachette m’avait imposé des prix diffuseur minimum très élevés pour de simples brochés (même pour 500-600 pages). Je m’étais contenté du prix minimum possible, qui ne m’autorisait qu’un revenu d’1€ par livre.

1 euro. En autoédition. Normal, quoi…

C’est autant, voire moins, qu’en édition classique.

Les exemplaires auteur me coûtaient moins cher, mais comme je baissais les prix en vente directe pour m’aligner sur des prix normaux, je ne faisais pas plus de 4-5€ de marge par livre. Impossible de rentabiliser le moindre déplacement en salon.

Certes, je le savais plus ou moins en démarrant le partenariat : mon objectif initial n’était pas l’argent mais de développer ma visibilité grâce à la diffusion Hachette. J’espérais naïvement que les ebooks seraient le levier principal de mes ventes sur Amazon et Kindle Unlimited.

Une fois un peu connu avec une communauté établie, je comptais publier mes prochains livres en autonomie et, seulement alors, commencer à me forger un revenu.

Accompagnement éditorial trop light

L’équipe Libri est très sympathique, et très patiente. Lorsque les échanges se multiplient pour régler un problème, comme mettre maquettiste et graphiste au diapason, tout le monde reste courtois. Toutefois. j’ai eu quelques surprises sur les maquetes du broché e de l’ebook.

En particulier, un point qui pour moi était important : il n’est pas possible avec eux d’insérer une illustration en pleine page (!). Aberrant. Aucun imprimeur au monde ne vous dira que c’est impossible : cela nécessite simplement de travailler sur un fichier avec fonds perdus pour la maquette. Ce qui nécessite quelques compétences de base en PAO (InDesign, Scribus, ou autre). En passant par un prestataire éditorial j’estimais ces compétences comme le minimum syndical.

Moi qui espérais insérer la carte de Londres en pleine page en début de livre, j’ai été plutôt déçu… Ca ne m’a pourtant posé aucun problème quand j’ai fait moi-même la maquette de l’Arbre de Sang tout récemment. Ca fait réfléchir.

Toujours sur la carte, j’ai dû insister pour qu’on arrive à insérer une image pas trop échantillonnée dans l’ebook, car celle-ci était floue, au début. Le genre de chose qu’il convient de vérifier avant de demander une validation à l’auteur.

Il y a eu quelques autres bricoles qui m’ont fait tiquer. Oh, rien de grave (si cela était le fait d’un amateur) ! Mais de la part d’un prestataire, c’est désolant. Exemple : pour le communiqué de presse du tome 2, le PDF mettait en avant 3 points forts du livre. Le 3 était littéralement le copié collé du 1. La moindre des choses avant d’envoyer son travail au client, c’est de se relire avant. Au moins une fois. C’est plus pro. Il n’y a pas eu mort d’homme : j’ai repéré la coquille, je l’ai signalée, elle a été corrigée. Mais cela démontre bien avec quelle légèreté mon dossier a été traité. je pense que ce doit être l’usine, chez eux.

Pas d’accès aux fiches produits & promos

Comme c’est Hachette qui assure la diffusion sur les plateformes, l’opération est automatisée : la fiche du livre n’est composée que de la couverture, du titre, et de la 4ème de couverture. Très minimaliste, et pas du tout vendeur sur Internet.

Pire : impossible de prendre la main sur mes propres fiches produits. En autoédition, c’est un comble.

Pas possible non plus de gérer des promos ciblées quand on le souhaite. Tout fait partie d’opérations globales décidées en haut lieu, et pour lesquelles ont vous propose de participer ou non. Ces opérations m’ont certes ramené quelques ventes en ebooks, mais la hype est redescendue instantanément.

Normal avec une fiche produit qui ne vend pas bien son produit. Une page de livre Amazon, ça s’anime, ça se complète, ça doit illustrer votre univers, vos personnages, vos ambiances, ça doit présenter votre activité, faire du cross selling avec le reste de vos oeuvres, et tout ça doit vivre dans le temps. Et pour cela, il faut avoir la main sur ladite fiche.

Mes propres erreurs

Passer par Librinova était un choix confortable pour le débutant que j’étais. Cela m’a tout de même permis de publier toute ma trilogie dans l’année 2024 en me concentrant sur l’écriture.

Cependant, j’en paye le prix encore aujourd’hui, car mes livres ne trouvent toujours pas leurs lecteurs. Pour vous donner une idée, depuis mars 2024 (sortie du tome 1) j’ai vendu en tout environ 200 livres (salons compris). Mais ce n’est pas seulement en lien avec cette plateforme. J’ai ma part de responsabilité.

Voici ce que j’ai mal fait sur cette première édition…

Manque de corrections

J‘avais déjà investi environ 1000€ / livre entre les couvertures, cartes, et la promotion Librinova et autres.

Hors budget, je n’ai eu d’autre choix que de faire les corrections moi-même. Malgré de nombreuses relectures, c’était insuffisant, on s’en doute.

Il ne faut JAMAIS se contenter de ses propres relectures. Le cerveau est malin : il fait abstraction de toutes les coquilles pour en tirer le sens utile.

Le texte de Vestiges est donc encore truffé d’anomalies mineures que je ne peux me résoudre à laisser. Ce n’est pas pro. Ce n’est pas ça qui empêche de vendre (du moins au début), mais ça va ternir la confiance des lecteurs pour la suite.

Un texte comportant trop de coquilles fait trop amateur. Il faut en avoir pour son argent, et c’est bien normal.

Couvertures non vendeuses

Vous êtes unanimes : mes couvertures sont superbes. Malheureusement, elles ne communiquent pas le genre du livre, ne montrent pas les aspects uniques de mon univers, et ne suivent aucun code visuel.

Les lecteurs qui tombent dessus ne savent pas d’un coup d’oeil à quoi ils ont affaire. Donc ils passent leur chemin. J’avais cru que sortir du lot et des couvertures copié-collé m’aiderait à attirer l’attention.

Spoiler : ça ne marche pas comme ça pour l’écrasante majorité des acheteurs.

Pour que Vestiges trouve enfin son public, il doit changer de visage.

Le Marketing, ma bête noire…

Je ne suis pas resté les bras croisés en attendant que les livres se vendent tout seuls. Je n’ai pas cessé d’animer mon feed Instagram ainsi que cet humble blog. Je ne suis pas un super influenceur et je déteste le commerce. Je ne peux même pas miser sur mon physique pour racoler un peu (certaines le font et je ne les juge pas, vu comme c’est difficile de percer dans ce métier, il faut miser sur tous ses points forts). Il m’a fallu du temps pour apprendre les ficelles des réseaux sociaux, et les bases du marketing du livre. J’ai lancé Vestiges sans communauté, sans aucun soutien, ni aucun talent pour le marketing et les RS. Désormais, je tiens le bon bout ; je ne lâche plus.

Comment améliorer tout ça ?

J‘ai d’autres projets éditoriaux pour 2027 dans lesquels je vais m’investir au maximum, corps et âme… et portefeuille.

Pour rééditer Vestiges en parallèle, je dois chercher un compromis.

Corrections assistées par Antidote

Je me suis récemment doté de ce logiciel et il a déjà commencé à m’accompagner sur les corrections du tome 1. Antidote ne remplace pas une correction professionnelle : il la complète dans les phases de correction ou lors de l’écriture (selon le processus créatif de chacun). Pourtant ici je vais m’en contenter.

Dans le cas de Vestiges, je fais le choix du compromis, pour deux raisons :

  • Je n’ai plus le budget nécessaire pour faire corriger les 3 tomes par un pro.
  • Je n’ai pas l’énergie ni l’envie de réécrire 1500 pages de romans, ce qu’une correction rigoureuse de pro risquerait d’impliquer.

Je veux donner un coup de propre à mes premiers romans, pas les modifier radicalement. Leurs imperfections structurelles ou narratives font partie de mon parcours, je ne les renie pas. Mais vous savez quoi ? Ces défauts de jeunesse n’ont pas empêché mes lectrices et lecteurs de passer un bon moment et d’en conserver un bon souvenir. Le mieux est l’ennemi du bien. N’en faisons pas trop.

En revanche, mes nouveautés, elles, seront confiées à une correctrice professionnelle, tout comme l’Arbre de Sang l’a été. J’ai trop de respect pour mon propre travail et pour vous qui me lisez.

Nouvelles couvertures

Pas le choix, c’est le poste de dépense le plus stratégique, mais c’est aussi le plus élevé. Et cette fois, pas question de rechercher un compromis ! Si récupérer l’autonomie sur la vente va me permettre de mieux vendre, la couverture, elle, est le critère qui va permettre la vente tout court, ou condamner le livre à l’oubli. C’est LE point critique de ce projet.

Pour cette réédition, je vais chercher à mieux présenter l’ambiance victorienne, urbaine, fantastique et multiraciale de mon univers. Je vais mettre les personnages plus en avant. On va réutiliser des codes de genres, mais faites-moi confiance : ces illustrations vont tout de même sortir du lot !

Hors de question d’utiliser cette saleté d’IA générative. Pour tous mes livres, textes et images sont 100% issues du jus de cerveau humain, et j’entends bien que ça continue. Les belles choses ont un prix.

Je n’ai pas encore choisi avec qui avancer sur ce projet, mais la collaboration démarrée sur l’Arbre de Sang avec la fantastique et pétillante Owl-Right pourrait bien devenir le début d’une direction artistique homogène sur toutes mes oeuvres.

Rien n’est encore fait, mais cette perspective me plaît déjà !

Quand et où trouver la réédition de Vestiges en 2027 ?

J’espère publier la réédition de Vestiges sur les trois premiers trimestres 2027, au plus tard. J’ai encore beaucoup à faire avec les corrections Antidote et les couvertures à commander, sans parler des maquettes à refaire, des formalités à régler, et des inscriptions sur KDP.

Car oui, je vais poursuivre l’aventure sur Amazon KDP. C’est une stratégie comme une autre et j’entends bien en exploiter tous les points forts afin de développer mon activité d’auteur à temps plein !

Vous retrouverez donc Vestiges 2.0 sur KDP en formats brochés et ebook, ainsi que sur ma boutique en version dédicacée !

Et j’ai très envie, dans un futur plus ou moins proche, de financer un coffret collector de l’intégrale. Mais ne mettons pas la charrue avec les bœufs. Surtout quand on est en train de la réparer, la charrue.


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Auteur de romans de fantasy victorienne, je parle ici de mes livres, de leurs personnages et lieux emblématiques, et de tout ce qui a pu inspirer ou participer à leur naissance.

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