
Une bonne histoire c’est comme un bon vin (ou un bon fromage, un bon bourbon…) : je trouve ça meilleur quand c’est partagé.
Tout gamin déjà je dessinais beaucoup, j’inventais des personnages, des lieux, des situations. Ce goût du visuel ne m’a quitté que plus tard, dans une sorte de désenchantement banal dans lequel parfois on s’embourbe à la fin du lycée, à la veille de sa vie d’adulte.
Cependant je n’ai jamais cessé de partager mes histoires au cours de parties de jeux de rôles endiablées, optant généralement pour le rôle de Meneur de Jeu, poussé par le besoin de faire vivre mes univers. Tous ces beaux livres colorés qui attendent sur mes étagères, tous ces univers de poche aux promesses infinies sont autant de potentiels non réalisés. En toute franchise, je ne trouve rien de plus angoissant que cette image.
Au milieu de cette vie mâtinée de train-train et d’escapades rôlistiques ou littéraires, j’ai finalement fait le choix du roman. Au-delà du contexte et des antagonistes que je maîtrisais en tant que MJ, j’avais envie de m’approprier aussi les héros et leurs aventures, leurs choix et leurs fatalités, leurs joies et leurs déceptions, leurs victoires et leurs défaites. D’en faire un cheminement cohérent, rythmé, semé de révélations fracassantes, de twists, et de moments forts.
Il m’aura fallu du temps pour arriver à la maturité nécessaire, tant dans ma vie que dans mon style, à prétendre me qualifier de ce titre de démiurge littéraire : « auteur », cet autre MJ. Un terme si anodin, souvent galvaudé, que je n’ai pas osé prononcer pendant longtemps, de peur d’effaroucher ce moment de grâce. Jusqu’à m’en sentir digne.
La trilogie des Vestiges est née de ces efforts en 2023 à la faveur d’une année sabbatique, qui m’a permis de vivre pendant un temps le quotidien que tant d’autres auteurs rêvent de mener. Comme le trailer de ce film que vous attendez depuis des lustres et qui n’en finit pas de sortir. Le trailer est exaltant, mais il est trop vite terminé. On en veut encore plus.
Aujourd’hui j’ai la ferme intention de voir ce film en entier, et d’en être l’acteur principal. je poursuis donc ma petite aventure littéraire en marge de mon travail ordinaire, tout en aspirant à l’extraordinaire. Le métier d’auteur est ingrat, épuisant et celui d’un auteur indépendant l’es plus encore. Mais je m’accroche, cas ce rêve de partager avec vous toutes les histoires, les lieux, les personnages qui se bousculent dans ma tête, c’est ma came à moi. Mon sens de la vie. Mon « 42 » à moi.
Car la seule bonne façon d’avancer, c’est d’avancer.
Ecrivez. Faites tout ce qui a de l’importance pour vous, tout ce que vous regretteriez de n’avoir pas fait si vous deviez mourir demain.
Bref… Rêvez. Vous en avez besoin. Ce monde en a besoin.











