,

Un jour, un peuple : les Elfes

Un jour, un peuple : les Elfes

Aussi appelés Alves de la Lumière ou Alves Blancs, ces êtres cultivent des traditions artistique, magiques et martiales célèbres dans les légendes norroises. Dotés d’une grande longévité, certains ont traversé les deux derniers siècles et se souviennent encore du monde d’avant, et de tous les événements qui suivirent la Grande Conjonction, comme l’Apocalypse.

Beaucoup sont des réfugiés danois (ou leurs enfants) ayant fui Copenhague lors de la sanglante invasion du Régiment des Dragons Noirs, tandis que nombre de leurs frères tombaient aux côtés du dieu Thor pour défendre la souveraineté danoise. Ils cultivent donc une certaine mélancolie d’avoir été arrachés par deux fois à leur foyer. Les plus militants d’entre eux étant morts au combat, les elfes de l’année 110 offrent une image bien plus modérée, voire indolente, et traversent l’existence en citoyens dignes et discrets.

Les restrictions sur l’usage de la magie les a tellement bridés dans leurs traditions occultes que bien peu d’elfes de la nouvelle génération maîtrisent ce qui faisait autrefois leur puissance : la magie élémentale, principalement axée sur les courants aériens, la foudre et le climat. Néanmoins, leur sagacité, leur finesse d’esprit et leur sens artistique leur ont permis de se faire une place au coeur de la société, dont les récentes émancipations raciales ont permis de leur ouvrir des postes toujours plus prestigieux.

Premier onirien à avoir été anobli, Sir Glarald Varic, directeur de la Fondation Crowley pour les Droits des Oniriens est le symbole de la réussite elfique.

Leur culture les prédispose aux arts de l’esprit comme de l’épée. Il en résulte des libres penseurs confiants et déterminés qui se soumettent difficilement à l’autorité d’un autre, à moins d’avoir choisi librement leur meneur. Le haut niveau d’instruction qu’ils veillent à entretenir d’une génération à l’autre, et le ressentiment silencieux qu’ils éprouvent pour le Conclave constituent le terreau d’un peuple indépendant farouchement attaché à sa liberté. Mais un peuple vaincu. S’ils ont choisi de s’intégrer dans le giron du Conclave, c’est parce qu’ils n’ont pas eu d’autre choix pour survivre.

Dès lors, tout est bon pour s’émanciper à sa propre échelle ; ainsi les elfes essaient généralement d’atteindre les hautes sphères ou d’y étendre leur réseau, ou bien cherchent à saisir des positions de pouvoir d’où ils peuvent rêver de contrôler leur destinée. Plus souvent, ils sont leurs propres maîtres et se font une place dans diverses professions libérales ou artistiques, dans lesquelles ils excellent.

Les plus belliqueux n’ont d’autre solution pour canaliser leur colère et leur rancoeur que de faire carrière dans la boxe, que ce soit dans les circuits légaux ou illégaux. En effet leur haine du Conclave, froide et amère, les empêcherait d’assumer l’abnégation qu’exige une profession militaire. Vivre sous l’égide des Lords, oui. Se battre pour eux ? Jamais.

Peuple vaincu dans l’ombre de Thor et de l’armée danoise, leur inéluctable détermination à conserver leur indépendance ne s’exprime plus par les armes, mais dans la voie qu’ils ont choisie pour eux-mêmes. Le souvenir de leurs origines est encore vivace, les stigmates de ce qu’ils ont perdu toujours douloureux. Quelle que soit la route qu’ils choisissent de suivre, ils ne s’y engagent jamais à moitié. Un elfe seul est généralement une force qui compte. Méfiez-vous des apparences, car ils ont appris à se fondre dans le décor. Malgré leur bienveillance et le vernis de l’étiquette, il n’est pas recommandé de leur faire obstacle : vous vous en feriez des ennemis impitoyables.


Ne ratez pas les nouveautés !

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

Bienvenue !

Auteur de romans de fantasy victorienne, je parle ici de mes livres, de leurs personnages et lieux emblématiques, et de tout ce qui a pu inspirer ou participer à leur naissance.

Mes livres

Vestiges – T1 : Conspirations

Vestiges – T2 : Le Collectionneur

Vestiges – T3 : Apocalypses