Parution de mon premier roman : Vestiges

Quoi de surprenant à ce que mon premier billet sur ce blog traite de ce qui a conduit à sa naissance ? J’ai finalement sauté le pas, pris une année sabbatique, et couché sur le papier (enfin, le clavier) toute cette histoire sur laquelle je travaillais depuis des mois. Trois tomes. Trois gros volumes, c’est ce qu’il m’a fallu pour l’expulser de mon cerveau et de mes tableaux blancs.

C’est quoi, « Vestiges » ?

C’est une courte saga de fantasy urbaine située dans une époque encore ancrée dans le monde victorien, depuis qu’une apocalypse biblique a anéanti le monde à l’aube du XXème siècle. Depuis, une Brume mortelle encercle tout ce qu’il en reste : une poignée de cités-bastions surpeuplées d’humains et de créatures mythiques, dont Londres est devenue la capitale grâce à sa flottille de zeppelins capables de traverser la Brume.

Un équilibre précaire s’est installé dans les bastions, mais un complot de grande ampleur menace de faire sombrer le nouveau Commonwealth dans le chaos. C’est ce que vont découvrir Sybil, une jeune héritière presque indestructible, Shamie, une gosse des rues capable de disparaître à volonté, et Ethan, un timide et fragile étudiant en médecine légale aux facultés de déduction inouïes.

Personnellement impliqués, ils prendront sur eux de résoudre ce mystère, car il ne fait aucun doute que les autorités ne bougeront pas le petit doigt. Mais au milieu de cette chasse aux chimères se dévoilera une présence malsaine, celle d’un chevalier noir en armure antique, dont l’image hante les nuits de Sybil depuis son enfance. L’apparition étrange semble chercher quelque chose dans les ombres londoniennes : d’anciennes reliques supposées sans pouvoir mais pour lesquelles il ne reculera devant aucun sacrifice, car sur son passage il ne reste que la fureur, le sang et la mort.

Les tomes 2 et 3 développeront l’intrigue et révèleront beaucoup de mystères introduits dans ce premier tome, jusqu’à une conclusion aux proportions littéralement cosmiques, que j’ai hâte de vous dévoiler.

Une longue maturation

En réalité c’est un projet qui remonte à très loin dans le passé. Vraiment très loin. L’histoire d’origine s’appelait Oniria et se déroulait dans un univers résolument fantasy. Amorcé au format BD, à l’époque où je dessinais encore beaucoup, j’ai vite pris conscience des limites du format… et probablement aussi de mon manque de courage devant un tel projet, on ne va pas se mentir.

Plus tard, le feu sacré s’est réveillé. J’étais mûr pour le roman, coucher des kilomètres de textes ne me faisait plus peur. Je me suis lancé. Encore trop tôt, je dirais. Mais c’était certainement une étape nécessaire à la maturation d’une bonne histoire. A l’époque, les retours des éditeurs face au travail investi m’ont découragé.

Le temps a passé une fois de plus, la vie m’a fait grandir, et et j’ai finalement ressuscité mon projet sous une forme plus adulte, plus nuancée, plus intéressante (en tout cas c’est mon ressenti). Le fond de l’intrigue (le meta plot pour les anglophones) et les éléments narratifs majeurs ont persisté, mais tout le reste est neuf. Place à une suite d’aventures urbaines sur fond de mystères et d’occultisme, de créatures mythologiques, de questions existentielles, d’amitié, de trahisons…

Quelques mots sur l’histoire

J’ai choisi comme point de départ un environnement plus moderne mais pas trop (le Londres victorien) pour son contraste marqué entre richesse et pauvreté, entre progrès et misère, car c’est dans les reliefs et dans la crasse que l’on fait les meilleures histoires. A cette époque de grandes révolutions intellectuelles, les cerveaux sont en ébullition, la technologie progresse à pas de géant, elle enrichit considérablement l’histoire tout en permettant à l’intrigue de trouver des excuses plausibles : sans smartphones, sans caméras de surveillances ni logiciels espions, sans les techniques avancées d’investigation policières, les antagonistes ont plus de liberté d’action et les enquêtes se font à l’ancienne, ou, ici, avec les nouveaux moyens à disposition fondés sur l’alchimie, l’occultisme, et les facultés surnaturelles des créatures oniriques intégrées à la société humaine.

Le titre évoque évidemment ces fameuses reliques, qui sont essentielles à l’intrigue de fond (bien que cela ne soit pas évident pour le moment), mais pas seulement. En un seul mot, il résume également l’environnement de l’histoire, un monde anéanti, fragmenté, composé des restes épars du monde d’avant, une mémoire effacée, un avenir à l’arrêt.

Je détaillerai divers éléments narratifs au fil de plusieurs articles « Focus » à venir : personnages, factions, lieux, culture, magie, etc… en forme « d’annexes en ligne » à mes livres. J’espère d’ailleurs pouvoir publier un jour une petite encyclopédie sur cet univers, en forme de « beau livre », mais c’est un projet éditorial complexe à mettre en oeuvre pour lequel il me faudra les ressources d’un éditeur. Ces Focus en seront les premiers éléments.

En attendant, allez donc faire un tour sur la page Mes livres !

Ci-dessous la magnifique couverture réalisée par Bia Andrade, à qui je vais également confier les couvertures des tomes 2 et 3.


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Bienvenue !

Auteur de romans de fantasy victorienne, je parle ici de mes livres, de leurs personnages et lieux emblématiques, et de tout ce qui a pu inspirer ou participer à leur naissance.

Mes livres

Vestiges – T1 : Conspirations

Vestiges – T2 : Le Collectionneur

Vestiges – T3 : Apocalypses